Soleil Noir — THE ARRS

2012 — THE ARRS

Soleil Noir

Label Verycords / Warner Music
Production Fred Duquesne
Studio Mix : Fred Duquesne (Paris) · Mastering : Magnus Lindberg
Format Album
Titres 11

Le quatrième album. Le plus direct. Authentiques Indignes dit tout en quatre minutes.

Contexte

Pochette Soleil Noir

Le quatrième album. Le plus engagé, le plus direct. Authentiques Indignes dit tout en quatre minutes : les intégristes, les nantis, les violeurs, les flics corrompus — et en face, les héros anonymes, les fossoyeurs, les gens d'honneur.

1781 cite le marquis de Sade mot pour mot. Fahrenheit brûle les livres de Bradbury à coups de guitare. Mixé par Fred Duquesne, masterisé par Magnus Lindberg. Onze titres sans concession.

Artwork : Benoît G. Photos : Anthony Dubois / Ad Obennt.

Soleil Noir
Du berceau à la tombe je ressens ma puissance.

Titres & Paroles

Soleil Noir · 2012

Testé dans l'ignorance.
J'ai pour allié dans ma conscience,
Un paradis oublié, enfin retrouvé.
Aujourd'hui, bien plus fort qu'une armée d'arrogants
Je vis debout. Fortifié, insolent.
Je ne suis pas seul,
Du berceau à la tombe je ressens ma puissance.
J'ai le choix, de mourir libre.
Aucune barrière, aucune limite.
J'apprends, je m'implante.
Du berceau à la tombe

Aucun regret.
Des chutes de chaque instant.
Un combat permanent.
En cage du berceau à la tombe,
Fier et droit en héros. Je tombe.
J'avance et peu importe
Je crois en la vie
L'univers se tord, l'univers se plie
Quelle ironie ?
La vie, mon avenir.
Mes choix, mes périls.
Fort de tous mes sens,
L'inconnu est immense.

Du berceau à la tombe je ressens ma puissance.
J'ai le choix, de mourir libre.
Aucune barrière, aucune limite.
J'apprends, je m'implante.
Du berceau à la tombe

De mon passé,
Il ne reste rien
Que des ruines, des limbes, un labyrinthe.

Seuls résonnent les échos de mes amours, éternels rivaux.
Mon âme est la plus noire, aussi noire que mon nom,
Perdue dans les méandres de ma raison.

Faible et si normal
Sous le masque se cache
Une haine nourrie,
Aiguisée à la rage.
Ma muse est une dague plantée dans ta poitrine.
Mon âme est malade sans origine, orpheline.

Du poison coule dans mes veines.
Je suis mi-homme, mi-bête
Du poison coule dans mes veines.
Je suis la bête.

Seuls résonnent les échos de mes amours, éternels rivaux.
Mon âme est la plus noire, aussi noire que mon nom.

Ombre et lumière se confondent,
Perdue dans les méandres de ma raison.
Mon âme est noire, aussi noire, aussi noire que mon nom.
Mon ange est un démon.

L'ombre que je suis condamne les traîtres,
Le crime est impie et la souffrance bien trop parfaite.
Ma muse est une dague plantée dans ta poitrine.

Seuls résonnent les échos de mes amours, éternels rivaux.
Mon âme est la plus noire, aussi noire que mon nom.
Je suis la bête.

Qui est mort ? Qui le pleure ?
Mais qui en portera le deuil ?
Qui en paiera les conséquences ?
Qui s'en arrange ? Qui en meurt ?

Il reste la chair et les os. Des souvenirs.
Qui est le bourreau ?
L'amour, la volonté, l'esprit.
Mon épitaphe, ma ligne de vie.

J'incline vers l'hérésie de Caïn.
Par ce sacrifice, protège les miens.
Un nouveau jour se lève,
Mon supplice est éternel.

Je lègue au monde, sans femme ni enfant.
Tout mon savoir, mon testament.

Au nom des nôtres, au nom des tiens.
J'incline vers l'hérésie de Caïn.
Au nom des nôtres, protège les miens
Par ce sacrifice, protège les miens.

Briser ses os
De mes mains mortes et froides
A qui la faute. Pardonnez-moi.

De mes mains mortes et froides
Pardonnez-moi.

Le mal est fait, je le regarde en face.
Ce jour est là et la douleur se joue de moi.

J'ai vu le feu dans ses yeux,
Puis son regard vide, sans aveu.
Je savoure cet instant funeste.
Le diable au corps, la mort me guette.

Au nom des nôtres, au nom des tiens.
J'incline vers l'hérésie de Caïn.
Au nom des nôtres, par ce sacrifice, protège les miens.

Briser ses os
De mes mains mortes et froides
A qui la faute. Pardonnez-moi.

Replié sur moi-même, éventré de part en part, j'ai froid.
Je sens une force monter en moi.
Je prie pour ne plus la revoir.
Dans mon dernier flou,
Mes pensées s'évadent à mesure que ma vie s'égare.

Ces démons brûlent ma chair.
Lambeau de vie sur Terre.
Ces démons brûlent ma chair.

Un baiser au cyanure se répand dans mes veines,
Les crocs, leurs griffes me lacèrent,
Je suis leur proie. Ils sont mes pères.
Infecté, possédé, investi d'une quête,
Le Chaos est l'emblème de ma nouvelle vie, de mon nouvel être.

Mon liquide se répand, je le goûte,
c'est le sang qui m'enivre, et leur sang est ma vie.
Victime.
Un nectar de viscère et de râle,
je m'abreuve à la source, aux racines du mal.

Je délire dans ma mort, ma mutation s'amorce.
Je reprends vie, ce poison décuple mes forces.
Maudit assassin, une bête féroce.

Je danse en enfer au bras de Lucifer.
Le triomphe de la mort,
Le Dit des trois vifs et des trois morts.

« J'ai le malheur d'avoir reçu du ciel une âme ferme
Qui n'a jamais su plier et ne pliera jamais. »

La plume révèle sa vérité, furieuse, ardente et déchaînée.
Suppliant, blessant ou impérieux, calme et docile,
Simple esclave du jeu.
Je suis son Dieu, je suis son maître.
J'ai le contrôle sur son âme et sur son être.
Prisonnière volontaire,
Notre amour saigne et ne pliera jamais.

Coupables de désirs
De cruels plaisirs.
Notre amour saigne et ne pliera jamais.

A la vie A la mort
Le plaisir de jouer de son corps
A la vie A la mort
Le plaisir de jouir sur son corps

Aucun horizon, ni aucune limite.
Aucune légion ne nous mettra en fuite,
Ne calmera nos pulsions, à la vie à la mort, notre passion.

Dans un torrent de violence, j'assouvis notre jouissance.
De l'extase à la souffrance, du cauchemar à la romance.

Pends-les haut et pends-les court.
Ils sèment le doute sur notre amour.

Autour de moi tout n'est que désastre.
Autour de toi toute vie s'efface.
Je hurle ma rage et m'éviscère.
Epris de sang, je méprise mes frères.

Je suis ma route, mon émissaire.
Je fuis mes doutes. Renie l'enfer.

Achève notre histoire,
Celle des amants damnés.

Au nom de tes peurs, au nom de toute ma ferveur.
Ma vie se berce entre tes reins, mon esprit se perd entre tes seins.

Ici c'est la fin ici tout commence.
Meurs et goûte au fruit de notre alliance.
Elle est ma vie, elle est mon ange
Elle est pour eux hostile, étrange.

Achève notre histoire,
Celle des amants damnés.

Dans mon ciel, un soleil noir
Au zénith de ma haine.
Chroniques d'un cauchemar.
D'une vie qu'ils craignent.

Un froid souffle dans ma tête.

Seul à seul avec ses pensées.
Qui me guide ? Je suis prisonnier.
J'aimerais ne plus être aveuglé.
Et vous comprendre les yeux crevés.

Sors de ma tête,
Sors de mes rêves.

Je suis ce qu'ils détestent.
Un froid souffle dans ma tête.
Cette voix devenue tempête.
Elle est : L'arme qu'ils craignent.
Une torture qui s'enseigne.

Cette voix ! Votre sourire attise mes pleurs
Et votre amour arrache mon cœur.

Sors de ma tête, de ma vie, de mes rêves.

Aliénés sur cette terre touchée par l'enfer.
Derrière ces murs se cachent
Les ruines du savoir, les racines du mal.
La machine est en marche.

Les poètes et les livres brûlent,
Ils se consument dans un nuage de cendre.
Il voile l'horizon,
Aveugle la raison,
Éclipse nos noms.

Notre destruction.

Derrière ces murs de silence se cachent mes rêves, mon histoire. Fahrenheit.
Derrière ces murs d'ignorance : la faiblesse, le courage.

Les saisons saignent et se déchirent.
Un soleil rouge se profile.
Le sable coule et se renverse.
Une renaissance éternelle

Le temps nous rattrape.
Dernier solstice, première équinoxe.
La naissance est proche.

Toute vérité est contrôlée,
Jugés, vous jugerez.
Toute vérité est contrôlée.

Elle navigue sur un lac sentencieux,
Où le doute à la part belle.
Encastrée dans ce cirque arborescent,
L'eau n'a nul lieu où s'étendre.

La corde à mon pied, la corde à la pierre.
Bientôt les râles s'évanouiront dans ma tête.
J'aurais encore la force d'écarquiller les yeux :

Pour ne voir que l'image floue
De mes mains prisonnières de la boue.
Dans un dernier souffle
Et sans la moindre angoisse, les eaux m'enlacent.
Je touche le fond.

Je touche le fond,
Victime d'un décembre acide
Epris d'une profonde amertume
Maudite Victime
A ceux qui resteront, resteront
Victime
Victime d'un décembre acide

L'amour est un démon résigné à me détruire.

Passé par dessus bord,
Les doutes seront noyés avec moi.
La corde à mon pied, la corde à la pierre.

Seuls les braves se dressent et observent.
Tout soldat s'enivre et regrette.
J'ai vu le monstre en chacun
Et le bien s'en défaire.
Seuls les sages siègent aux côtés de leur trône,
Aux côtés de leurs rêves.

Nous sommes invincibles, une icône d'espoir.
Jamais pris pour cible, symbole de victoire.

J'ai vu le bon,
J'ai vu le bien en chacun
Et le mal s'en satisfaire,
Enfreindre ses lois
Et les saints mordent la poussière

Nous sommes invincibles une icône d'espoir.
Jamais pris pour cible, symbole de victoire.

Mon cœur est si fort.
Brûle en enfer !

Nous sommes des légendes.
A présent le monde peut reposer en paix.

Mon esprit, dans ces temps d'oubli contagieux,
Fera veiller dans l'ombre des vers séditieux.

Sur vous un nuage s'étale.
Un sol étranger, une terre natale,
Grond l'émeute, le chaos.
D'une guerre froide, un renouveau

C'est à vous, insensés, que le mépris revient.
A trop obéir, prisonniers, dominés et tragédiens.

Vous restez là, pensifs, tristes et vous rêvez
Qu'émane du silence la rage, l'ivresse sanctifiée.

Mes hommages aux hommes d'honneur,
Mes hommages aux fossoyeurs.
Merci aux sourires, à l'amour, à la relève.
Merci aux ancêtres, aux martyrs, leur calvaire.
J'admire ces héros anonymes, volontaires prêts à souffrir.
Respect aux anti-héros, j'admire le courage, la souffrance sans sanglots.

Engagés, enragés chaque jour que dieu fait.
Passionnés, indignés. Authentiques.

Le peuple a sa colère.
Au ventre un éclair : cent tonnerres !

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Que des ruines, des limbes, un labyrinthe.

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